Un évèque français racconte :
uébec a été bombardé et canonné pendant lespace de deux mois ; cent quatre-vingts maisons ont été incendiées par des pots-à-feu ; toutes les autres criblées par le canon et les bombes, [ ] ils [les Britanniques] se sont emparés des maisons de la ville les moins endommagées ; [ ] presque tous sont obligés dabandonner cette ville malheureuse, et ils le font dautant plus volontiers, que les Anglais ne veulent rien vendre que pour de largent monnayé [ ] les particuliers de la ville sont sans bois pour leur hivernement, sans pain, sans farine, sans viande, et ne vivent que du peu de biscuits et de lard que le soldat anglais leur vend de sa ration. Telle est lextrémité où sont réduits les meilleurs bourgeois » [Mgr de Pontbriand, 5 novembre 1759, cité in : Hare, John. p. 105.].
Un capitaine britannique racconte :
e fait, le ravage est inconcevable. Les maisons restées debout sont toutes plus ou moins perforées par nos boulets. La ville basse est tellement en ruines quil est presque impossible de circuler dans les rues. Les parties de la ville les moins endommagées sont les rues qui conduisent aux portes Saint-Jean, Saint-Louis et du Palais. Cependant, quoique plus éloignées de nos batteries, elles portent les marques dune destruction presque générale. Les maisons bâties sur le sommet de la montagne, depuis le palais de lévêque jusquau cap Diamant, sont les plus endommagées et doivent subir dincroyables réparations pour être tant soit peu habitables. » [Capitaine John Knox, 20 septembre 1759, cité in : Lacoursière, 1:1995, p. 311].
Dernière mise à jour : 30 décembre 1999, 11h31