a télévision
a fait une entrée sportive hier soir à Montréal. Son
premier spectacle la deuxième joute qui était disputés
entre les Cubs de Springfield et les Royaux de Montréal.
Depuis plusieurs jours, les journaux annonçaient ce début de la télévision et les Montréalais, en bons saints Thomas, ne semblaient pas vouloir y croire. Hier soir, ils ont vu et cru.
La joute avait été annoncée pour 8 h 30 environ. Pourtant, dès 7 h 30, les curieux ont commencé de se grouper autour des vitrines des magasins où les récepteurs de TV étaient en montre et diffusaient en ce moment la « mire de réglage » que Radio-Canada télévise depuis quelques semaines.
Un peu après huit heures, les écrans ont transporté cet auditoire au stade et lont gardé jusquà la fin de la partie. Il ny eut quune interruption, attribuable à ce quon dit à une panne de lémetteur du Mont-Royal.
De lavis de plusieurs qui ont déjà suivi la télévision aux États-Unis et même en Europe, les images étaient de qualité professionnelle. Pour téléviser le base-ball, Radio-Canada avait installé son car de reportage rue de Lorimier. Ce car alimentait trois caméras juchées sur le toit du Stade, des deux côtés de la tribune des journalistes. De là, limage se rendait par micro-ondes à lédifice Radio-Canada et enfin à lantenne de la montagne.
Cette joute marque le début des émissions dites « expérimentales » de Radio-Canada. Ces essais se poursuivront désormais jusquau début du service régulier quon a fixé à la première quinzaine de septembre.
La journée dhier fait époque à plus dun point de vue. Cétait tout dabord la première émission de télévision en direct jamais réalisée au Canada. Ensuite, cétait laboutissement de plusieurs années détudes et de recherches que Radio-Canada poursuit depuis la fin de la guerre.
Pour septembre, on nous promet des émissions régulières et variées dune durée moyenne de trois heures par jour et dans une proportion de 2 pour 1 en faveur du français.
À lissue du spectacle dhier soir, le directeur de la télévision à Radio-Canada, M. Aurèle Séguin, fondateur de Radio-Collège, sest dit satisfait de lexpérience et confiant dans lavenir du service.
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TÉLÉVISION Poste CBFT
Mercredi, 6 août (1952) : |
Voici la première gille-horaire de la Société Radio-Canada avant sa mise en ondes officielle. À partir du 5 août 1952, Le Devoir commence de publier lhoraire des « émissions dessai ».
Il est à noter que la société portait le nom de CBFT pour Canadian Broadcasting French Television (cest-à-dire : Télédiffusion française canadienne). Ce nom sera éventuellement francisé en Société Radio-Canada, puis en SRC pour redevenir la Société Radio-Canada en 1997 (la ministre Sheilla Copps préfère, en effet, que les Québécois prennent conscience que la SRC est la société de radio et de télédiffusion du Canada).
Photo de lhoraire (obtenu sur microfilm de mauvaise qualité) :
Dernière mise à jour : 30 décembre 1999, 11h00