28 janvier 1997
aujourd’hui

8 février 1997
- Jean Chrétien revient
sur sa parole de réformer la fédération canadienne.
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15
mars 1997
- Gilles Duceppe
est élu nouveau chef du Bloc québécois.
La course à la direction du Bloc québécois avait connu
de nombreux remous au sein même du parti : le nouveau chef choisit
d’écarter Michel Gauthier [17
mars 1997], l’ancien chef du Bloc, comme leader parlementaire
(il lui préfère Suzanne Tremblay);
l’un des candidats à la course à la direction du Bloc, Yves
Duhaime, refuse [15 mars
1997] de se rallier au nouveau chef. Il finit par se
rallier sans condition à son chef [19
mars 1997] et promet de se présenter dans la circonscription
de Saint-Maurice, la circonscription de Jean Chrétien.
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14
avril 1997
- L’avocat Guy Bertrand dépose
son mémoire devant la Cour suprême
du Canada.
7
mai 1997
- Le Soleil publie des extraits du
livre « Pour un Québec souverain »
que Jacques Parizeau publiera le lundi
12 mai 1997. L’article
révèle qu’après un référendum gagnant,
le gouvernement du Québec n’aurait eu d’autre choix que de déclarer
la souveraineté du Québec dans un geste solennel aussi tôt
que possible, « c’est-à-dire dans la semaine ou les dix
jours suivants » afin que le nouvel État soit reconnu.
Cet article provoque l’effet d’une bombe (en pleine campagne électorale
fédérale). Sur-le-champ, les fédéralistes et
souverainistes réprouvent les propos « antidémocratique »
de l’ancien premier ministre. Le ministre de la Justice, Allan
Rock, déclare vouloir porter le livre de Jacques
Parizeau devant la Cour suprême (qui doit
se prononcer sur la légalité du Québec de se séparer
du Canada).
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8
mai 1997
- Jacques Parizeau réagit
à la commotion que ses propos ont causée la veille en publiant
une déclaration dans laquelle
il accuse l’auteur de l’article, Michel Vastel, d’avoir commis un mensonge.
Après avoir communiqué avec l’ex-premier ministre, les souverainistes
réhabilitent Jacques Parizeau.
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13
mai 1997
- Le débat des chefs (en français) est interrompu subitement
(après deux heures de débat — au lieu de deux et demie)
quand l’animatrice Claire Lamarche
s’évanouie. Le journaliste de la SRC [Société
Radio-Canada], Jean-François Lépine,
venait justement de poser la première question sur l’unité
canadienne (elle s’adressait à Jean Chrétien) :
Puisque vous avec crié victoire avec seulement 50,6 % des
voies lors du dernier référendum, allez-vous reconnaître
une victoire d’un OUI gagnant dans les mêmes proportions?. —
Le débat fut repris le 18 mai 1997 pour
couvrir la portion du débat portant sur l’unité canadienne.
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On apprend par les médias qu’Ottawa aimerait faire adopter la version
française de la Constitution de 1982
(que le Québec n’a jamais voulu signer) et demande à Québec
d’amorcer des discussions dans ce sens.
21
mai 1997
- L’Assemblée nationale adopte à
l’unanimité la résolution
suivante : « Que l’Assemblée nationale exige
de l’ensemble des hommes et femmes politiques du Québec qu’ils reconnaissent
la volonté démocratique des Québécoises et
des Québécois qui s’est exprimée lors du référendum
du 30 octobre 1995 tenu en vertu
de la Loi sur les consultations populaires, reconnaissant ainsi le droit
fondamental des Québécoises et des Québécois
de décider de leur avenir en vertu de cette loi. ».
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26
mai 1997
- Une publicité en langue anglaise du Reform
Party soulève la grogne chez tous les autres chefs de
parti. « Dans le message télévisé en question,
l’on montre des photos en noir et blanc de MM. Charest
et Chrétien après le
résultat serré du dernier référendum. “La
dernière fois, ces hommes ont presque perdu notre pays. Ils le feront
encore avec la société distincte
quand ces deux hommes, [raconte la voix au moment où apparaissent
les photos de Lucien Bouchard et Gilles
Duceppe] tiendront l’autre référendum”.
Après avoir exposé la solution du Reform,
la publicité conclut en demandant “une voix pour tous les Canadiens,
pas seulement des politiciens québécois” [O’Neill,
Pierre. « La publicité réformiste s’inspire-t-elle
de sentiments racistes ? » in : Le Devoir,
27 mai 1997, p. A4].
2
juin 1997
Réélection des libéraux de Jean
Chrétien ; le Parti réformiste,
sous la direction de Preston
Manning, forme l’Opposition officielle.
Morcellement du pays (régionalisation des partis) : le Parti
libéral en Ontario (aidé par l’ouest du Québec
et l’île de Montréal, le clivage linguistique aidant), le
Reform dans l’ouest, le Bloc
dans les circonscriptions francophones du Québec, le Parti
conservateur dans les Maritimes et le Nouveau
Parti démocratique s’imposant en partie dans les Maritimes
et au Manitoba.
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14
juillet 1997
- Renvoi
devant la Cour suprême : La Cour suprême
désigne André Joli-Cœur
amicus curiæ. En tant qu’amicus
curiæ, Me Joli-Cœur
ne représente pas le gouvernement du Québec; il doit plutôt
« assister la cour et plaider toutes questions ou sujets
sur lesquels la cour désire entendre des représentations
que les autres parties au renvoi ne présenteraient pas »
[Cornellier, Manon, « La Cour suprême désigne
un proche de Parizeau » in : Le Devoir, 15 juillet
1997, p. A1-A8]. [André
Joli-Cœur est un ami personnel de l’ancien premier ministre
péquiste Jacques Parizeau, et
son épouse, la journaliste Denise Bombardier,
est aussi l’amie de Lisette Lapointe
(l’épouse de Jacques Parizeau).]
8
août 1997
- Réunis à Saint Andrews (au Nouveau-Brunswick), les premiers
ministres provinciaux s’entendent pour convoquer les premiers ministres
de toutes les provinces pour une « conférence constitutionnelle »
à laquelle ni le gouvernement fédéral, ni l’opposition
officielle, ni les représentants des premières nations ne
seront invités. Au moment de discuter de la pertinence de la tenue
d’une telle conférence, le premier ministre du Québec, Lucien
Bouchard, s’est retiré. Il a fait savoir en conférence
de presse qu’il ne participera pas à cette rencontre.
11
août 1997
- Le premier ministre Jean Chrétien cautionne
la partition du territoire québécois.
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14
septembre 1997
- Conférence constitutionnelle de Calgary
au terme de laquelle les neuf premiers ministres canadiens [Québec
ayant refusé d’y participer] reconnaissent sept principes
définis dans la Déclaration de
Calgary. Si le chef de l’opposition québécoise, Daniel
Johnson (fils), salue ce premier pas, le premier ministre du
Québec, Lucien Bouchard, déclare
que le reste du Canada demeure largement en deçà de l’Accord
du lac Meech [propos du premier ministre].
6
octobre 1997
- L’avocat Guy Bertrand demande à
la Cour supérieure la création d’un fonds qui servirait à
gérer les impôts que les Québécois paient au
gouvernement du Québec en cas de souveraineté du Québec.
[Réponse de la cour.]
9
octobre 1997
- La Cour suprême déclare anticonstitutionnel le chapitre
de la Loi sur les consultations populaires portant sur le financement des
tierces parties ; si elle ne s’oppose pas au plafond de dépenses
que leur impose la loi, elle affirme que la loi telle que formulée
restreint de façon disproportionnée la liberté d’expression
et d’association de certains individus ou groupes. Quant aux dispositions
de la loi forçant les groupes à se joindre à deux
comités-parapluies (un pour le OUI, un pour le NON), la cour déclare :
ces restrictions sont « une atteinte claire à la liberté
d’expression politique de ces personnes ».
18
novembre 1997
- Adoption de l’amendement qui abroge l’article 93 de la Constitution
de 1867 [celui qui faisait
obligation au Québec de maintenir un système scolaire accordant
des privilèges religieux aux catholiques et aux protestants].
Cette abrogation permet la création des commissions scolaires [québécisme
pour « conseils scolaires »] linguistiques
(plutôt que religieuses).
L’amicus curiæ André
Joli-Cœur dépose son mémoire
devant la Cour suprême du Canada. Notons que le gouvernement québécois,
qui ne reconnaît à l’amicus curiæ aucune légitimité,
s’est refusé à tout commentaire.
3
février 1998
- L’ancien chef du Parti libéral du Québec, Claude
Ryan, donne, en compagnie de l’actuel chef libéral Daniel
Johnson, une conférence de presse suite à sa prise
de position contre la stratégie fédérale du renvoi
devant la Cour suprême. Son texte fut déposé le
2 février 1998 devant
la plus haute cour du pays par l’amicus curiae
André Joli-Cœur. [Lire
quelques extraits.] Le gouvernement fédéral se
trouve dans l’embarras.
16
février 1998
- Début des auditions de la Cour suprême sur le renvoi du
gouvernement fédéral. [Chronologie
sur le renvoi.]
2
mars 1998
- Le chef du Parti libéral du Québec, Daniel
Johnson, annonce qu’il quittera ses fonctions comme chef de
parti et député à l’Assemblée nationale, et
qu’il retournera à la vie privée dès qu’un nouveau
chef aura été élu. La pression sur Jean
Charest pour briguer le poste de direction du parti s’intensifie ;
ce dernier annonce le
26 mars 1998 qu’il se porte
candidat comme chef du Parti libéral. Il sera proclamé chef
lors du congrès du.
30 avril 1998.
6
mars 1998
- La Cour supérieure rejette la demande de l’avocat Guy
Bertrand, jugeant la requête trop prématurée
[Voir cause].
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20
avril 1998
- Le plus jeune député fédéral, Stéphan
Tremblay (bloquiste), quitte la Chambre des communes avec son
siège pour signifier l’impuissance des députés à
stopper l’accroissement de la pauvreté. Il revient aux Communes
avec son siège le
29 avril 1998 à l’occasion
d’un débat sur la mondialisation.
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20
août 1998
- La Cour suprême rend son jugement dans la cause portant sur le
droit du Québec à procéder unilatéralement
à l’indépendance. [La
demande de renvoi.] [Chronologie
sur le renvoi.] [Lire
le jugement nuancé.] Ce jugement semble plaire autant
aux fédéralistes (qui insistent désormais sur la nécessité
que le prochain référendum propose une question claire) qu’aux
souverainistes (qui se réjouissent de voir le fédéral
forcé de négocier une sécession advenant un OUI à
un prochain référendum). Si ce jugement est certes décrit
par tous les journaux et protagonistes politiques, toutes tendances confondues,
comme limpide, il n’en demeure pas moins que les interprétations
sur la teneur du jugement sont contradictoires, voire diamétralement
opposées. Le jugement de la Cour ne semble toujours pas mettre fin
au plan B. [Lire la réaction
de Jacques Parizeau.]
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19
novembre 1998
- Campagne électorale : Lucien Bouchard
promet de négocier l’Union sociale, discutée à Saskatoon,
pour obtenir un droit de retrait des programmes fédéraux
avec pleine compensation. [Lire
article.]
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23
novembre 1998
- Le solliciteur général Andy
Scott donne sa démission pour avoir mis en péril
le déroulement d’une enquête de la Gendarmerie Royale du Canada
concernant la répression, au poivre de Cayenne, des manifestants
dénonçant le dictateur indonésien Suharto
lors de la conférence de l’APEC de Vancouver l’an passé.
Une conversation privée dans un avion entendue par un député
néo-démocrate le fera démissionner.
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- Décès du député péquiste Yves
Blais en pleine campagne électorale. [Les
électeurs de sa circonscription iront aux urnes le 14
décembre 1998.]
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30
novembre 1998
Lucien
Bouchard (péquiste) remporte ses premières élections
générales (réélection du Parti québécois).
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4
février 1999
- Signature de l’entente sur l’Union
sociale entre les provinces et le gouvernement fédéral
sauf le Québec. Le Québec qui considère l’entente,
valide pour trois ans, comme un recul pour le Québec, se retrouve
à nouveau isolé. Par cette entente, le gouvernement fédéral
— en même temps qu’il réinvestit dans les programmes sociaux
— s’arroge des compétences qui relèvent des provinces signataires.
Dans le domaine de la Santé, toutes les provinces y compris le Québec
signent une entente qui fera en sorte que, dès le prochain budget
fédéral, Ottawa versera davantage d’argent dans ce domaine.
Le premier ministre Lucien Bouchard
aurait souhaité obtenir un droit de retrait avec pleine compensation ;
le chef de l’opposition officielle, Jean Charest,
affirme en conférence de presse, qu’il n’aurait, lui non plus, signé
l’entente telle que libellée.
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1er
avril 1999
- Création du Nunavut (séparé des Territoires du
Nord-Ouest). La nouvelle capitale est Iqaluit (anciennement Frobisher Bay).
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10
décembre 1999
- Présentation d’un avant-projet de loi (C-20) par lequel le gouvernement
fédéral déclare qu’il ne négociera jamais la
souveraineté assortie d’un partenariat, jugera toujours insuffisante
une majorité de 50 % plus une voix et exigera que les frontières
fassent partie d’éventuelles négociations (accréditant
ainsi la thèse partitionniste). [Lire
article.] Dès le
16 décembre 1999,
l’Assemblée nationale dépose à son tour un projet
de loi (99) en réponse à celui d’Ottawa par lequel il affirme
le droit des Québécois à disposer d’eux-mêmes,
réaffirme l’égalité des votes et la règle démocratique
fondamentale du 50 % + 1. « Il préserve notre liberté
d’expression et notre droit de choisir, aujourd’hui et pour toujours, notre
destin national », de dire le premier ministre Lucien
Bouchard.
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8
juillet 2000
- Stockwell Day, un politicien très
à droite (ultra religieux, pro-vie, contre l’avortement,
contre les droits des gais), remporte la course à la direction
du nouveau parti fédéral, l’Alliance canadienne, contre Preston
Manning, ex-chef du Reform Party.
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28
septembre 2000
- Décès de Pierre Elliott Trudeau.
27
novembre 2000
Réélection
des libéraux de Jean Chrétien ;
le Parti de l’alliance canadienne,
anciennement le Reform Party, sous la direction de Stockwell
Day, ne réussit pas sa percée en Ontario mais
forme tout de même l’Opposition officielle. Le morcellement du pays
(régionalisation des partis) est reconfirmé, même si
les libéraux font des gains en Atlantique et au Québec. Au
Québec, les libéraux et les bloquistes obtiennent tous les
deux 37 sièges, un recul des souverainistes au profit des libéraux.
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11
janvier 2001
- Lucien Bouchard démissionne
comme chef du Parti québécois et comme premier ministre du
Québec, mais assume l’intérim aux fonctions de premier ministre.
Parmi les raisons évoquées, plusieurs analystes mentionnent
l’absence de conditions gagnantes à un référendum
dans un avenir rapproché et le recul des souverainistes aux élections
fédérales en dépit de progammes empiétant sur
les compétences des provinces, puis en raison de l’indifférence
de la population face au vote fédéral
sur la clarté référendaire, mais tout particulièrement
la tournure des événements dans l’affaire
Michaud. En outre, Lucien Bouchard
désirait ardemment se consacrer à sa famille.
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8
mars 2001
- Assermentation de Bernard Landry
comme premier ministre.
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15
avril 2002
- L’Action démocratique du Québec [ADQ] remporte l’élection
partielle dans Saguenay, puis fait élire trois autres candidats
dans Joliette, Berthier et Vimont lors de l’élection partielle du
17 juin 2002. À cette
dernière élection, le Parti québécois conserve
de justesse son bastion de Lac-Saint-Jean.
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14
avril 2003
Les libéraux de Jean Charest
(libéral) sont portés au pouvoir. [Slogans : Nous
sommes prêts (libéraux); Restons forts (péquistes);
Faut que ça change (adéquistes).] Taux de participation :
70,5 %.
Document compilé par Claude Routhier
Dernière
mise à jour : 11 mai 2006, 11h24 HAE.