
15 octobre 1983
24 octobre 1993








15
octobre 1983
- Robert Bourassa redevient chef
du Parti libéral du Québec.
-
8
mai 1984
- Fusillade à lAssemblée nationale
(par le caporal Denis Lortie) :
trois morts et neuf blessés.
-
30
juin 1984
- Assermentation de John Turner.
-
26
juillet 1984 


- La Cour suprême déclare
anticonstitutionnelle lobligation,
pour les parents dautres provinces et résidant au Québec,
dinscrire leurs enfants à lécole française. Pour
rendre son jugement, la plus haute cour canadienne sappuie sur la Constitution
de 1984 imposée au Québec contre sa volonté.
-
29
février 1984
- Pierre Elliott Trudeau annonce
son intention de prendre sa retraite. Bilan
des années Trudeau :
Lancien
professeur dhistoire Jack Granatstein est davis que Pierre
Elliott Trudeau « a contribué à alimenter
le sentiment daliénation de louest du pays, ouvrant la voie à
la naisssance du Parti réformiste. Les Canadiens de lOuest, et
particulièrement les Albertains, lui en ont beaucoup voulu pour
les politiques comme le Programme de lénergie, la tentative du
fédéral daccroître les recettes des taxes sur lexploration
pétrolière et gazière tout en sécurisant lapprovisionnement
énergétique du Canada. Cest lui qui a promulgué la
Loi des mesures de guerre pendant
la crise dOctobre 70 au Québec.
Pierre Elliott Trudeau a par ailleurs
piloté les efforts de légalisation de lavortement et des
relations sexuelles homosexuelles entre adultes consentants, assuré
le maintien du système universel de santé canadien à
une époque où les systèmes de santé étaient
attaqués aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Sur une note
moins positive, il a contribué à accumuler des déficits
et une dette avec lesquels le Canada continue à se débattre
aujourdhui. » [« Il y a 30
ans, le Canada élisait Trudeau », in : Le Devoir,
20 avril 1998, p. A10]
-
4
septembre 1984
Élection de Brian Mulroney (conservateur).
Sa promesse électorale était de réintégrer
le Québec dans la « famille canadienne »
dans « lhonneur et lenthousiasme ».
-
6
décembre 1984
- Le gouvernement de René Lévesque
au Québec accepte « le beau
risque » dans des discussions fédérales-provinciales
(travailler à lobtention dun consensus entre les premiers ministres
fédéral et provinciaux afin dintégrer le Québec
au sein de la famille canadienne).
-
- juin 1985
- Le parti québécois perd quatre sièges dans une
élection complémentaire, ce qui ne lui donne quun siège
de majorité. Lun des quatre nouveau députés est nul
autre que Robert Bourassa.
-
20
juin 1985
- « Excédé et meurtri » [Lesage,
Gilles. « De lexil à la réhabilitation »
in : Le Devoir, 4 octobre 1996, p. A5.], René
Lévesque remet sa démission
à titre de chef du parti.
-
- octobre 1985
- Pierre-Marc Johnson succède
à René Lévesque
et devient donc premier ministre du Québec. Pierre-Marc
Johnson déclenche des élections générales
pour le 2 décembre 1985.
-
2
décembre 1985
Les péquistes sont défaits après neuf ans de gouverne.
Les libéraux de Robert Bourassa
(avec leur slogan « la force de lexpérience »)
prennent le pouvoir (56 % des voix et 99 sièges) alors que
Robert Bourassa est défait dans
sa propre circonscription.
-
9
mai 1986
- Le ministre québécois Gil Rémillard
énonce cinq conditions « minimales »
(fondamentales) pour que le Québec appose sa signature à
la Constitution canadienne :
- Reconnaissance du Québec comme société
distincte;
- Droit de veto sur tout changement
à la Constitution;
- Garanties concernant la nomination de juges
québécois à la Cour suprême du Canada (un tiers
des juges doivent être québécois);
- Garanties aux provinces refusant de participer à des programmes
fédéraux de recevoir des compensations financières
(Le Devoir parle de la « limitation du
pouvoir de dépenser dOttawa ». [Lesage, Gilles. « Légarement
dans le labyrinthe constitutionnel » in : Le Devoir,
5 octobre 1996, p. A10.]);
- Prise en charge complète par le Québec de limmigration
sur son territoire.
-
22
décembre 1986 


- La Cour dappel déclare anticonstitutionnel
larticle 58 de la loi 101 qui fait du français la seule langue
autorisée dans laffichage commercial.
-
30
avril 1987
- Les premiers ministres provinciaux et Brian
Mulroney convoqués au lac Meech
concluent une entente de principe portant sur les cinq conditions du Québec
et ladhésion du Québec à la Constitution canadienne,
en vue d« assurer la participation pleine et entière
du Québec à lévolution constitutionnelle du Canada ».
-
9
mai 1987
- Brian Mulroney ainsi que les premiers
ministres de toutes les provinces engagent des pourparlers visant à
dégager un consensus respectant les cinq conditions minimales du
Québec : négociations qui aboutiront à lAccord
du lac Meech.
-
27
mai 1987
- Dans un article publié dans La Presse, Pierre
Elliott Trudeau met en pièce lAccord du lac Meech en
disant : « Hélas ! On
avait tout prévu sauf une chose : quun jour le gouvernement
canadien pourrait tomber entre les mains dun pleutre. Cest maintenant
chose faite. Et Brian Mulroney, grâce à la complicité
de dix premiers ministres, est déjà entré dans lHistoire
comme lauteur dun document constitutionnel qui sil est accepté
par le peuple et ses législateurs rendra lÉtat canadien
tout à fait impotent. » [Marissal,
Vincent. « Un monument au Canada anglais », in :
La Presse, 29 septembre 2000, p. A8]. Dès lors,
laccord est remis en question par plusieurs Anglocanadiens. Des groupes
de femmes, les autochtones et dautres personnalités protégés
par la Constitution expriment leur sentiment de se sentir exclus du nouvel
accord. Les Territoires du Nord-Ouest se plaignent ensuite quils ne pourraient
devenir une province sans laccord unanime des provinces déjà
existantes.
-
2
juin 1987
- Accord du lac Meech
intervenu après un marathon de vingt heures de négociations
(entamées le
1er
juin 1987 à 10 h 00 et terminées le
2
juin 1987 à 5 h 19 du matin). Lentente unanime
octroie au Québec ses cinq revendications traditionnelles. Le Parlement
fédéral et tous les parlements provinciaux doivent, pour
quil fasse force de loi, entériner cet accord avant le
23
juin 1990.
-
30
juin 1987
- Vote historique à la Chambre des communes (deuxième
lecture) qui maintient illégale de la peine
de mort au Canada.
-
1er
novembre 1987
- Décès de René Lévesque
(âgé de 66 ans).
-
- novembre 1987
- Pierre-Marc Johnson remet sa démission,
déclarant que le parti québécois se déchire
au sujet de la souveraineté du Québec.
-
21
décembre 1987
- Jacques Parizeau accepte la présidence
du Parti québécois « dont le rôle premier
est de réaliser la souveraineté du Québec ».
-
19
mars 1988
- Jacques Parizeau succède
à Pierre-Marc Johnson.
-
30
mars 1988
- Pierre Elliott Trudeau « prend
la parole pendant six heures devant un comité du Sénat, afin
de sopposer à lAccord du lac Meech » [« Chronologie
de la vie et de la carrière de Pierre Elliott Trudeau »,
in ; Presse canadienne, 29 septembre 2000].
-
13
octobre 1988
- Frank McKenna, le premier à
émettre des réserves sur lAccord du lac Meech, forme le
gouvernement majoritaire du Nouveau-Brunswick.
-
21
novembre 1988
Brian Mulroney (conservateur) est réélu.
-
19
décembre 1988 


- La Cour suprême déclare illégales certaines dispositions
de la loi 101 et oblige donc le gouvernement québécois à
trancher en matière linguistique ; « Le français
peut être prépondérant dans laffichage commercial,
mais on ne peut interdire lusage dune autre langue » [Lesage,
Gilles. « Légarement dans le labyrinthe constitutionnel »
in : Le Devoir, 5 octobre 1996, p. A10.]. Robert
Bourassa et Claude Ryan
élaborent un compromis astucieux en ayant recours à la Clause
nonobstant : la loi 178
stipule que laffichage commercial doit être en français à
lextérieur mais autorise laffichage bilingue à lintérieur
des commerces à la condition que le français soit nettement
prédominant.
-
Le premier ministre de lOntario, David
Peterson, déclara plus tard que de sen remettre à
la clause nonobstant équivalait à un « pieu
enfoncé dans le cur de lAccord du lac Meech » (« a
stake through the heart of the Meech Lake Accord ») et que
sil avait eu plus confiance en lopinion publique, il aurait peut-être
sauvé laccord [(Éditorial). « The
Legacy of Robert Bourassa » in : The Globe and Mail,
3 octobre 1996, p. A22.].
-
30
décembre 1988
- Ratification de lAccord de libre-échange avec les États-Unis.
-
25
septembre 1989
Élection du Parti libéral de Robert
Bourassa (92 députés sur 125). (Le PQ remporte
tout de même 40,2 % de voix.)
-
6
décembre 1989
- Massacre de polytechnique. Un jeune
homme déséquilibré, Marc
Lépine, se rend à lÉcole Polytechnique
(de lUniversité de Montréal), pénètre dans
une salle de cours, sépare les hommes des femmes et fait feu sur
ces dernières avant de diriger son arme contre sa propre personne.
Quatorze femmes tombent sous les balles.
Le Québec en entier est bouleversé.
-
11
mars 1990
- Crise dOka : des Mohawk de
Kanesatake érigent un barrage dans le but dempêcher lagrandissement
du terrain de golf dans la municipalité dOka.
-
6
avril 1990
- La législature terre-neuvienne, avec Clyde
Wells à sa tête, rescinde sa ratification de lAccord
du lac Meech.
-
22
mai 1990
- Lucien Bouchard, ministre au sein
du cabinet fédéral, et dautres députés québécois
à la Chambre des communes, démissionnent. Ils déclarent
ne pas pouvoir accepter une dilution des cinq conditions minimales posées
par le Québec pour réintégrer la Constitution canadienne.
-
12
juin 1990
- Le député néo-démocrate manitobain Elijah
Harper utilise les règles de procédures pour bloquer
le dépôt de ratification de lAccord de lac Meech.
-
- juin 1990
- Terre-Neuve et le Manitoba nont toujours pas entériné
lAccord, « Mulroney, sentant
la soupe chaude, force une troisième signature personnelle de ses
dix homologues provinciaux. Peine perdue » [Lesage,
Gilles. « Légarement dans le labyrinthe constitutionnel »
in : Le Devoir, 5 octobre 1996, p. A10.]. Mulroney
convie tous les premiers ministres à Ottawa. Début dun marathon
dune semaine. Après des batailles à huis clos, un compromis
fragile se dégage pour ensuite être réduit à
néant. Parmi les raisons de léchec, mentionnons le commentaire
indiscret de Mulroney quils avaient
roulé les dés ; les sondages dopinion indiquaient une
opposition solide des anglophones à légard de laccord du
lac Meech
Lucien Bouchard et les autres
députés, qui ont quitté le Parti conservateur, créent
le Bloc québécois dont
la raison dêtre sera de siéger au parlement fédéral
pour y défendre les aspirations traditionnelles du Québec
et de paver le chemin menant à la souveraineté. Ils élisent
Lucien Bouchard comme chef de parti.
-
22
juin 1990
- À Terre-Neuve, Clyde Wells
refuse de ratifier lAccord et ajourne sine die les travaux du Parlement
terre-neuvien.
-
22
juin 1990
- Robert Bourassa déclare
en chambre : « Le Canada anglais doit comprendre de
façon très claire que, quoi quon dise et quoi quon fasse,
le Québec est, aujourdhui et pour toujours, une société
distincte, libre et capable dassumer son destin et son développement. »
-
23
juin 1990
- Expiration du délai pour
signer lAccord du lac Meech : Terre-Neuve
et le Manitoba, parce quils nont pas entériné cet accord,
rendent lAccord du lac Meech caduc.
-
Robert Bourassa annonce que les négociations
constitutionnelles seront désormais bilatérales :
entre le Canada et le Québec. Le premier devra formuler des propositions
« acceptables » pour le second qui cherchera, de
son côté, à dégager un consensus au sein de
sa population quant à lavenir constitutionnel du Québec.
-
11
juillet 1990
- Crise dOka : La Sûreté
du Québec attaque un barrage que des Mohawks ont érigé;
le caporal Marcel Lemay est tué.
-
- août 1990
- Crise dOka : Robert Bourassa
suspend les négociations et demande à larmée dintervenir
à Oka, ce qui met fin à une crise qui perdurait depuis 78
jours.
-
- automne 1990
- Les sondages montrent que 60 % des Québécois veulent
lindépendance.
-
5
septembre 1990
- LAssemblée nationale adopte la loi constituant la Commission
Bélanger-Campeau sur
lavenir politique et constitutionnel du Québec. Cette
dernière regroupe des représentants du gouvernement, de lOpposition
officielle et de divers milieux (syndicats, associations patronales, unions
municipales, etc.).
-
10
mars 1991
- « Dans une démarche parallèle, le Parti libéral
décèle chez ses militants un courant très revendicateur
et accouche dun rapport (le Rapport Allaire)
au titre si évocateur : Le Québec libre de
ses choix qui presse le gouvernement de récupérer
dOttawa de larges responsabilités et pouvoirs »
[Lesage, Gilles. « Légarement dans le
labyrinthe constitutionnel » in : Le Devoir, 5 octobre
1996, p. A10.]. Ce rapport fixe le délai maximum à
lautomne 1992, à défaut de quoi il propose un référendum
sur la souveraineté du Québec assortie dune union confédérale
(un nouveau partenariat) avec le reste du Canada. Il propose également
de rapatrier dOttawa 22 compétences.
-
27
mars 1991
- La Commission Bélanger-Campeau
dépose son rapport; elle définit comme inacceptable le statu
quo constitutionnel et en vient à la conclusion que deux voies
souvrent au Québec : un fédéralisme
fortement décentralisé ou la souveraineté.
Puis, elle établit la viabilité économique et la faisabilité
ordonnée de la souveraineté du Québec. La Commission
recommande donc que soit tenu, dans un délai raisonnable, un référendum
sur lavenir constitutionnel et politique du Québec au plus tard
le 16 octobre 1992. Jusquà échéance, le Québec
pourra considérer des offres formelles de renouvellement de la fédération
canadienne.
-
Le Rapport Allaire devient programme
officiel du parti Libéral du Québec Le parti libéral
du Québec expose ses revendications : transfert de presque
tous les pouvoirs fédéraux au Québec hormis la défense,
la perception des impôts et le paiement de la péréquation
à la province (dont bénéficiait généralement
le Québec). Dans le reste du Canada, les critiques attaquent laccord
en sattaquant à la section de la Charte portant sur légalité
et en sen prenant aux « onze blancs de la classe moyenne »
qui se sont entendus à huis clos. Des sondages dopinion révèlent
quune majorité de Canadiens hors Québec désirent
plus de pouvoirs pour le fédéral et peu danglophones hors
Québec comprennent la raison pour laquelle le Québec devrait
être reconnu comme « société distincte ».
-
20
juin 1991
- Suite aux recommandations de la Commission Bélanger-Campeau,
lAssemblée nationale adopte la loi 150
qui prévoit la tenue dun référendum sur la souveraineté,
et ce au plus tard le 26 octobre 1992.
-
- juillet 1992
- Après des mois de discussions et la création de plusieurs
commissions détude fédérales, les gouvernements des
neuf provinces anglophones, des deux Territoires canadiens ainsi que les
représentants de quatre groupes autochtones (une négociation
à 17 en incluant les autochtones, le Yukon et les Territoires
du Nord-Ouest plutôt quà deux comme lavait exigé
le Québec) parviennent à concocter un projet daccord constitutionnel
lAccord de Charlottetown dont
lacceptation par le gouvernement du Québec signifierait un important
recul par rapport au consensus établi à la Commission Bélanger-Campeau.
Le premier ministre du Québec, Robert Bourassa,
juge même, à ce moment, que ce projet sinscrit au registre
du « fédéralisme dominateur ».
-
- 22 ??? 28 août 1992
- Robert Bourassa, malgré
les sérieuses réticences quil avait précédemment
manifestées à son égard, ainsi que les premiers ministres
provinciaux et Brian Mulroney signent
lAccord de Charlottetown.
-
3
septembre 1992
- La loi 150 est amendée pour
faire en sorte que le référendum du
26
octobre 1992 ne porte plus sur la souveraineté du Québec,
comme initialement prévu, mais bien sur les propositions de Charlottetown.
Ces dernières, en plus de confiner le Québec au simple statut
dune province parmi dix autres, (niant ainsi le principe depuis longtemps
reconnu des deux peuples fondateurs du Canada), privent le Québec
des compétences utiles et nécessaires à son développement :
contrôle sur la formation de la main-duvre, le développement
régional, limmigration, etc. La composition du Sénat canadien
est également modifiée de telle façon que le poids
du Québec dans cette Chambre haute en soit diminué.
-
Robert Bourassa
reconnaît « que ce nest pas le pactole, ni tout à
fait le lac Meech, mais quil a fait des gains substantiels »
[Lesage, Gilles. « Légarement dans le
labyrinthe constitutionnel » in : Le Devoir, 5 octobre
1996, p. A10.]. Il tente de convaincre ses militants, mais il fera
face à un schisme : Jean Allaire
fonde un groupe de réflexion (auquel prend part Mario
Dumont, le président de laile Jeunesse du Parti libéral),
puis le Parti de laction démocratique.
-
26
octobre 1992
- Référendum pancanadien sur lAccord
de Charlottetown : Résultat pancanadien : 56,68 % :NON;
43,32 % :OUI. (Résultat québécois :
57 % :NON. Résultat dans le reste du Canada :
54 % NON). Les Québécois rejettent laccord parce quils
ny voyaient rien qui puisse satisfaire leurs revendications historiques.
Les Canadiens disent NON notamment parce quils trouvaient que lAccord
de Charlottetown accordait au Québec des concessions quils jugeaient
inacceptables en plus de proposer une vision de leur pays à laquelle
ils ne peuvent consentir. Il apparaît alors que le fédéralisme
canadien ne peut être renouvelé dans le sens des aspirations
du Québec. Cest probablement cet échec cuisant qui convainc
Robert Bourassa de se retirer au moment
opportun.
-
24
février 1993
- Démission du premier ministre conservateur Brian
Mulroney.
-
6
mai 1993
- Robert Bourassa vote la loi
86 qui permet laffichage extérieur dans une autre langue
que le français. (Remarques
de lécrivain Yves Beauchemin sur la loi 86 et le bilinguisme au
Québec)
-
13
juin 1993
- Assermentation de Kim Campbell
en remplacement du premier ministre Brian Mulroney.
Elle devient la première femme
à devenir premier ministre du
Canada.
-
14
septembre 1993
- Robert Bourassa remet sa démission
(il est alors plutôt malade).







Dernière
mise à jour : 10 octobre 2000, 16h08