Suite à la lecture préalable
de mon article « Le
fédéralisme larvé de Lactualité »,
un internaute, qui préfère conserver lanonymat, ma demandé
de lui exprimer mon opinion sur cet autre texte de Jean Paré quil
trouvait a priori intéressant. Or estimant que lexercice pouvait
avoir quelque propriété, disons, pédagogique, jai
cru utile de le rendre public. Lisez dabord larticle
dudit rédacteur en chef de Lactualité,
puis mon commentaire.
Saine réflexion à vous. J.-L. G.
Jaime les mots daction
onjour Monsieur,
Merci de votre mot, de votre confiance également.
Je réponds rapidement à votre interrogation. Je retrouve dans ce texte de Jean Paré le sempiternel Jean Paré. Qui ne change pas. Sous le couvert de la bonne entente, de la cordialité, de lintelligence et du respect de l« autre », il insère toujours subrepticement une ou des idées qui dévoilent au grand jour, pour qui sait lire, le louvoiement de sa « neutre objectivité ». Son regard arbitre (au-dessus de la mêlée) semble incapable de ne pas, tôt ou tard, laisser percer un regard arbitraire.
Exemple :
« [ ] il ne manque pas non plus chez les élus actuels et leurs militants, de Brassard en Parizeau, de Landry en Rhéaume ou en Villeneuve, de propos crétins qui autorisent les pires conclusions chez leurs semblables den face »
Avez-vous constaté quil nomme spécifiquement des personnes qui incarnent ou en tout cas qui représentent à différents titres les instruments dun projet, alors quil ne nomme personne de l« autre camp ». Dans ces quelques mots, en une petite phrase ou deux, il réussit à trahir le ton général généreux, ouvert, pacifique de tout le reste de son article. Tout dabord, il réussit à associer sans nuances un Villeneuve (lautre) et des ministres de calibre, dont un ex-Premier ministre qui a littéralement donné sa vie active à la promotion du Québec. Ensuite, il tait les noms de dizaines et dizaines, voire centaines de personnes qui disent et écrivent des insanités sur le Québec de Bill Johnson à Galganov, de Guy Bertrand à Michel Côté, du Sénateur Hébert à Diane Francis, de Stéphane Dion à Jean Chrétien.
Quon puisse à la rigueur reprocher une phrase ou un commentaire au ministre Brassard, je veux bien. Jimagine quon pourrait trouver des bouts de discours « discutables » dans les multiples déclarations de celui-ci. Soit ! Cest correct. Mais pourquoi alors passer sous silence les bêtises qui émanent des plus hautes instances du Canada anglais, et particulièrement depuis le 30 octobre 1995, alors quon en est venu à 0,6 % dun nouveau pays ? Cest un peu comme si Paré dénonçait un gros « Tabarnouche ! » de Landry et ne sémouvait guère de l« appel aux armes » dune Diane Francis ou du racisme linguistique et territorial de nombreux ténors tantôt politiques, tantôt de la Canadian Press. En outre et non content, comme si pareille tromperie nétait pas déjà suffisante, il en remet par le ton et le vocabulaire : « Propos crétins » nest-il pas outrageusement excessif ? Et lesquels « autorisent [!!!] les pires conclusions chez leurs semblables den face » ne trace-t-il pas la voie vers la compréhension et la justification de la rage littéralement aveugle du Canadian ?
Décidément, bien entre nous, il nest pas nécessaire de sortir des pages de Lactualité pour dénicher de crétins propos.
Je nai jamais reproché à Jean Paré dêtre fédéraliste. Ce que je trouve insupportable et profondément malhonnête chez lui, cest quil se présente constamment en paragon de vertus alors quil verse constamment son cyanure dans la tasse du souverainiste lorsque celui-ci, un court instant, détourne la tête ou ferme les paupières. Dès lors, un mot comme celui qui suit se retourne-t-il illico comme un gant contre son auteur : « [ ] Hélas ! même les intellectuels ne sont souvent que des militants. » Si tant est
Il est fort doué pour ce type de manuvre. Dans à peine deux lignes de texte, « distraitement » assassines, il est parvenu à poisser à des kilomètres à la ronde lun des côtés de la « barricade », alors même que son commentaire visait, en principe, au rapprochement entre les deux clans. Ça, si vous me permettez la formule, cest du Paré tout craché. Un homme qui détruit élégamment. Jamais, au grand jamais ! sans ses gants blancs.
Et ça passe le plus souvent inaperçu. Vous le savez fort bien désormais Il faut savoir lire qui proprement sait salir.
Cela dit, faites ce que vous voulez. Ça ne regarde plus que votre conscience maintenant. Faites même le cas échéant ce quil vous plaît de la présente, si ça vous chante. Je considère ce commentaire comme étant public.
En revanche, et en guise de complément, permettez que je vous convie en particulier aux deux courts textes suivants, accessibles sur inforoute :
Il y a là des éléments susceptibles de mettre un peu de chair sur mes présents propos. Du moins, je veux le croire.
Mes cordiales salutations à vous, Monsieur.
Jean-Luc Gouin,
Lac-Beauport, Québec
1er novembre 1997
Dernière mise à jour : 11 janvier 2001, 17h26 HNE.