À lire à ce sujet : [Chronologie sur le renvoi.] [Le jugement.]
e 30 septembre 1996,
le gouvernement de Jean Chrétien demande à la Cour suprême
de se prononcer sur les questions suivantes:
[Cornellier, Manon. «Ottawa demande à la Cour suprême de trancher» in: Le Devoir, 27 septembre 1996, p. A1 et p. A12.]
Le 30 novembre 1996, le ministre fédéral (libéral) de la justice Allan Rock a demandé « à la Cour suprême du Canada dentendre, à partir du 23 juin 1996, les arguments dOttawa contre toute déclaration unilatérale dindépendance du Québec. »
Si la cour avait acquiescé à la demande des avocats fédéraux, laudience de la cause aurait coïncidé non seulement avec la fête nationale des Québécois mais aussi avec larrivée de la reine Élisabeth II au Canada.
« Le leader parlementaire du Bloc, Gilles Duceppe, na pu sempêcher dironiser. Sil croit que la visite de la reine Élisabeth, sept ans jour pour jour après léchec de lAccord du lac Meech, et ça, à la veille de la fête de la Saint-Jean, sont de bons ingrédients pour faire en sorte que les Québécois se drapent dans le drapeau canadien Il y a comme des gens qui sont déconnectés de la réalité à Ottawa , a-t-il brièvement réagi. »
Après lémoi ressenti partout au Québec, le ministre de la Justice Allan Rock renonce à proposer à la Cour le 23 juin 1996 : « Fondamentalement, cest à la cour de déterminer la date, et moi, je désirais éviter une controverse concernant le 23 et le 24 » [juin 1996]. Là-dessus, le juge en chef de la Cour suprême Antonio Lamer déclare: « Bonne idée, parce que cest moi qui décide quand les causes sont entendues ».
Comme nous le savons aujourdhui, la Cour suprême a choisi elle-même
le moment où elle entendrait la cause et rendrait son jugement (
20
août 1998).
[Cornellier, Manon. «Ottawa veut fêter
la Saint-Jean à sa façon» in: Le Devoir, 8 novembre
1996, p. A5.]
[Cornellier, Manon. «Volte-face dAllan Rock» in: Le
Devoir, 9 novembre 1996, p. A8.]
Dernière mise à jour : 29 décembre 1999, 17h38